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Ashwagandha et grossesse : est-ce sans danger ?

Ashwagandha et grossesse : l'avis de l'ANSES, les raisons de la prudence, l'allaitement, les interactions et l'avis médical à demander avant d'en prendre.

Ashwagandha et grossesse : est-ce sans danger ?
Sommaire
  1. Recherche et directives médicales
  2. Ashwagandha et grossesse : mode d’action et précautions
  3. Conseils de sécurité pour les femmes enceintes
  4. Conclusion : protéger la santé de la mère et du bébé
  5. Sources
  6. Questions fréquentes
  7. Gérer le stress et l’anxiété pendant la grossesse

Par précaution, l’ashwagandha est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement. Plusieurs raisons motivent cette prudence.

  • Usage traditionnel abortif : des autorités sanitaires européennes, dont l’ANSES en France, déconseillent cette plante pendant la grossesse en raison de cet usage traditionnel et du signalement possible d’un risque de fausse couche.
  • Effets mal connus : l’effet de l’ashwagandha sur l’équilibre hormonal pendant la grossesse n’a pas été étudié.
  • Manque de recherches fiables : Les données sur l’innocuité de l’ashwagandha chez les femmes enceintes sont insuffisantes.
  • Produits non standardisés : La composition des compléments alimentaires d’ashwagandha varie selon les extraits, ce qui complique l’évaluation d’une dose sûre.

Ashwagandha enceinte ou en allaitement : l’avis de l’ANSES

L’ANSES (France) déconseille l’usage de l’ashwagandha pendant la grossesse et l’allaitement. Consultez toujours un professionnel de santé avant de prendre des compléments alimentaires.

Avantages généraux Précautions pendant la grossesse
Réduction du stress et de l’anxiété, étudiée hors grossesse Déconseillé par l’ANSES par précaution
Sommeil, étudié hors grossesse Pas de données d’innocuité
Performances physiques, étudiées hors grossesse Usage traditionnel abortif

Pendant la grossesse et l’allaitement, nous vous conseillons de ne pas prendre d’ashwagandha et d’en parler à votre médecin ou sage-femme.

Recherche et directives médicales

Recherche scientifique actuelle

Les études sur l’utilisation de l’ashwagandha pendant la grossesse restent limitées, la majorité des recherches se concentrant sur des populations générales [3].

Selon MedlinePlus, l’ashwagandha pourrait favoriser une fausse couche, d’où la prudence recommandée [6].

Ce manque de données rend l’évaluation des risques particulièrement complexe. Par ailleurs, l’absence de standardisation des compléments alimentaires complique encore davantage la situation. Les concentrations des principes actifs varient souvent selon les fabricants, ajoutant une incertitude supplémentaire [3]. La plupart des informations disponibles proviennent d’études animales ou de cas isolés chez l’humain, ce qui ne permet pas de déterminer avec précision les quantités sûres pendant la grossesse [3].

Ces lacunes dans la recherche mettent en évidence la nécessité d’une approche claire et prudente de la part des autorités sanitaires.

Recommandations des autorités sanitaires françaises

En raison de ces incertitudes, les autorités sanitaires françaises ont adopté une position ferme. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a officiellement recommandé, le 19 avril 2024, d’éviter les compléments alimentaires contenant de l’ashwagandha chez les femmes enceintes ou allaitantes [8].

Cette recommandation repose sur l’analyse de huit cas d’effets indésirables potentiellement liés à la consommation de cette plante [8]. L’ANSES s’appuie également sur les conclusions d’autres pays européens [8], en invoquant le manque de données d’innocuité et l’emploi traditionnel de la plante comme abortif.

Cette mise en garde s’étend également aux autres produits contenant Withania somnifera, tels que les tisanes [8].

Ashwagandha et grossesse : mode d’action et précautions

Composés actifs et leurs effets

L’ashwagandha renferme plusieurs composés, dont les withanolides. Les études menées hors grossesse portent surtout sur le stress et le taux de cortisol ; leurs effets pendant la grossesse n’ont pas été étudiés.

L’ashwagandha a un usage traditionnel comme abortif, et à fortes doses il pourrait favoriser une fausse couche, ce qui justifie la prudence pendant la grossesse[5].

Effets secondaires possibles

L’ashwagandha peut avoir des effets secondaires. En général, elle, surtout à doses élevées, peut provoquer des troubles digestifs comme des diarrhées, des nausées ou des vomissements[3]. La somnolence, bien qu’elle puisse être utile pour lutter contre l’insomnie, devient problématique pour des activités nécessitant une vigilance, comme la conduite. De rares cas d’atteinte du foie ont également été rapportés[3].

L’ashwagandha peut aussi interagir avec certains médicaments, dont les sédatifs, les traitements de la thyroïde et les immunosuppresseurs. Si vous suivez un traitement, parlez-en à votre médecin.

Bénéfices versus risques pendant la grossesse

L’évaluation des bénéfices et des risques de l’ashwagandha en période de grossesse révèle des enjeux majeurs. Bien que cette plante soit souvent vantée pour ses effets sur la réduction du stress, l’amélioration du sommeil ou encore le soutien des performances physiques[2], ces avantages potentiels ne suffisent pas à compenser les risques spécifiques liés à la grossesse.

Bénéfices généraux Risques spécifiques à la grossesse
Réduction du stress et de l’anxiété Signalement possible d’un risque de fausse couche[1]
Amélioration de la qualité du sommeil Usage traditionnel abortif[5]
Soutien des performances physiques Effet hormonal non étudié pendant la grossesse
Effets calmants Rares cas d’atteinte du foie rapportés[3]

Certaines études suggèrent qu’un dosage entre 250 et 600 mg par jour pourrait aider à réduire le stress[3]. Cependant, ces recherches excluent les femmes enceintes, et aucune donnée fiable ne permet d’évaluer les effets de l’ashwagandha durant cette période. Par précaution, mieux vaut donc s’en abstenir pendant cette période.

En l’absence d’études spécifiques et compte tenu des incertitudes liées à la qualité et à la concentration des produits disponibles, il est fortement recommandé aux femmes enceintes d’éviter l’ashwagandha pour garantir leur sécurité et celle de leur bébé[3].

Conseils de sécurité pour les femmes enceintes

Pourquoi éviter l’ashwagandha pendant la grossesse

Les sources médicales déconseillent l’ashwagandha pendant la grossesse[1], car de fortes doses pourraient favoriser une fausse couche[5].

« L’absence d’études spécifiques sur les effets de l’ashwagandha pendant la grossesse humaine rend l’évitement de ce complément la ligne de conduite la plus sûre durant cette période. »[3]

En raison de l’absence de recherches approfondies et de la réglementation souvent insuffisante des compléments alimentaires, leur composition peut être imprévisible[3]. Tout complément peut interagir avec un traitement médical[13].

Obtenir un avis médical

Face aux risques potentiels, il est essentiel de consulter un médecin avant de prendre tout complément alimentaire. Le Dr Kyle Mueller, médecin de soins primaires au Houston Methodist, souligne :

« Ce n’est pas parce que quelque chose est naturel que c’est automatiquement sûr, sans parler d’efficace. »[13]

Les professionnels de santé insistent sur l’importance de discuter systématiquement de tous les médicaments, vitamines et compléments alimentaires pris pendant la grossesse. Comme le rappellent les directives médicales :

« Discutez toujours avec votre professionnel de santé avant de prendre des médicaments, des compléments alimentaires ou des vitamines. »[12]

Cette démarche doit inclure des informations détaillées sur les produits utilisés, y compris leurs dosages. Les compléments peuvent soit diminuer l’efficacité des médicaments prescrits, soit amplifier leurs effets jusqu’à des niveaux dangereux[13]. Votre médecin pourra évaluer ces interactions et proposer des alternatives plus sûres.

La Mayo Clinic Health System insiste également sur cette précaution :

« Il est essentiel pour les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir d’informer leur professionnel de santé si elles prennent des suppléments, et de discuter des risques et bénéfices de leur poursuite. »[14]

Enfin, il est recommandé de planifier une consultation avant même de concevoir, afin de préparer un suivi optimal concernant les médicaments et compléments alimentaires[12]. Cette anticipation permet de prévenir d’éventuels problèmes avant qu’ils n’affectent la grossesse.

Standards de sécurité de Purvival

Purvival

Pour choisir un complément, vérifiez sa composition exacte et ses dosages, indiqués sur chaque fiche produit Purvival.

En plus de garantir la qualité, Purvival s’engage à fournir des informations transparentes sur ses formulations. Les contre-indications, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, sont clairement indiquées, permettant aux consommateurs et aux professionnels de santé de prendre des décisions éclairées.

Si le stress vous gêne le soir en dehors de toute grossesse, Somaélix associe dans 10 ml par jour de l’extrait de mélisse, de l’eschscholtzia, du coquelicot, de la mélatonine et de la vitamine B6. Le coquelicot contribue à diminuer la tension nerveuse, et la mélisse aide à maintenir une humeur positive et un bon fonctionnement cognitif. Il est réservé à l’adulte et déconseillé en cas de grossesse, d’allaitement ou de traitement anti-hypertenseur ; en cas de traitement médicamenteux, demandez l’avis de votre médecin.

Conclusion : protéger la santé de la mère et du bébé

Par précaution, l’ashwagandha est déconseillée pendant la grossesse, car un risque de fausse couche a été signalé[1][6]. Ces incertitudes scientifiques appellent à une prudence maximale.

Un autre problème réside dans l’absence de régulation stricte : la composition et la concentration des compléments à base d’ashwagandha varient fortement d’un produit à l’autre[3][17]. Cette variabilité augmente les risques déjà identifiés, particulièrement pour les femmes enceintes.

Dans ce contexte, la vigilance est essentielle. Il est fortement conseillé de consulter un professionnel de santé pour un avis adapté à votre situation et d’éviter l’utilisation d’ashwagandha pendant la grossesse et l’allaitement[3].

Après l’accouchement et l’allaitement, d’autres pistes existent pour le stress, comme le yoga pour réduire le cortisol ou les suppléments étudiés sur le cortisol.

Sources

[1] WebMD. « Ashwagandha : usages et sécurité »
[2] NCCIH. « Ashwagandha »
[3] Healthline. « Ashwagandha pendant la grossesse : est-ce sûr ? »
[5] Memorial Sloan Kettering Cancer Center. « Ashwagandha »
[6] MedlinePlus. « Ashwagandha »
[8] NutraIngredients. « L’agence française juge l’ashwagandha déconseillée pour certaines populations »
[12] FDA. « Medicine and Pregnancy »
[13] Houston Methodist. « 5 things to consider before taking a supplement »
[14] Mayo Clinic Health System. « Should women take supplements while pregnant? »
[17] Healthline. « Ashwagandha »

Note : Ces sources reflètent l’état actuel des connaissances sur l’ashwagandha et la grossesse. Les recherches évoluent ; consultez un professionnel pour un avis actualisé.

Questions fréquentes

L’ashwagandha est-il sûr à utiliser pendant la grossesse ?

L’ashwagandha, étudiée pour ses propriétés adaptogènes, est déconseillée pendant la grossesse par précaution, car de fortes doses pourraient favoriser une fausse couche.

En réalité, les données scientifiques sur son usage pendant la grossesse sont limitées. Cela signifie qu’il n’existe pas suffisamment de preuves pour garantir qu’elle est sans danger dans une période aussi sensible. Avant de prendre un complément pendant la grossesse, consultez un professionnel de santé.

L’ashwagandha est-elle sans danger pour les femmes enceintes ou pendant l’allaitement ?

L’ANSES la déconseille dans les deux cas[8].

ANSES

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) met en garde contre l’utilisation de l’ashwagandha pendant la grossesse. Elle s’appuie sur le manque de données d’innocuité et sur l’usage traditionnel abortif de la plante[8].

Que faire face au stress et à l’anxiété pendant la grossesse ?

Gérer le stress et l’anxiété pendant la grossesse

Pendant la grossesse, il est naturel de ressentir des moments de stress ou d’anxiété.

Hors grossesse, la mélisse a amélioré l’anxiété par rapport au placebo dans une méta-analyse d’essais cliniques. Pendant la grossesse et l’allaitement, les compléments de plantes calmantes (mélisse, valériane, lavande) sont en général déconseillés faute de données : n’en prenez aucun sans l’accord de votre médecin ou sage-femme.

Parlez de votre stress à votre médecin ou à votre sage-femme : ils pourront vous orienter vers un accompagnement adapté à votre grossesse.