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Schisandra chinensis : bienfaits étudiés, stress et cortisol

Schisandra chinensis : ce que disent les études sur le stress et le cortisol, les effets observés, les effets secondaires et les précautions.

Schisandra et Cortisol : Impact sur le Stress et les Hormones
Sommaire
  1. Comment la Schisandra affecte le cortisol et le stress
  2. Recherches sur la Schisandra et le cortisol
  3. Avantages et limites de la Schisandra
  4. Choisir des suppléments de Schisandra de qualité
  5. Conclusion
  6. Sources
  7. Questions fréquentes
  8. La schisandra et son impact sur le stress
  9. Comment choisir un supplément de Schisandra de qualité ?

La Schisandra chinensis, surnommée « fruit aux cinq saveurs », est une plante utilisée depuis des millénaires en médecine chinoise. Chez l’animal, elle a limité la hausse du cortisol, l’hormone clé du stress. Chez l’humain, un essai a montré un gain de force musculaire chez des adultes de plus de 50 ans (Cho et al., 2021). Avant de l’intégrer à votre routine, consultez un professionnel de santé, notamment en cas de traitement médical.

Points clés :

  • Stress et cortisol : Le cortisol, produit par les glandes surrénales, est essentiel pour gérer le stress, mais un excès peut nuire à l’immunité et causer des inflammations.
  • Effets de la Schisandra : Chez le rat, des extraits de schisandra et de rhodiola réduisent le cortisol et la CRH sur l’axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien) [6].
  • Sécurité : aucun effet indésirable dans un essai de 12 semaines chez des adultes de plus de 50 ans (Cho et al., 2021). Demandez l’avis d’un professionnel de santé si vous êtes enceinte ou allaitante, ou si vous prenez un traitement.

Comment la Schisandra affecte le cortisol et le stress

La Schisandra chinensis est reconnue pour sa capacité à moduler naturellement la réponse au stress. Cette plante adaptogène est étudiée pour son action sur les mécanismes de réponse au stress de l’organisme. Ces observations initiales ouvrent la porte à des recherches approfondies sur ses mécanismes d’action.

Effets sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien

L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) est essentiel à la gestion du stress, et la schisandra a été étudiée sur cet axe chez l’animal. Des études sur des rats soumis à des conditions de stress intense ont révélé que cette plante réduit les niveaux de CRH (hormone de libération de la corticotropine) ainsi que les concentrations de cortisol dans le sang [6]. En parallèle, elle diminue l’expression de c-Fos dans l’hypothalamus, un marqueur d’activation neuronale lié au stress [6]. Ces résultats animaux ne se transposent pas directement à l’humain.

Comment cela agit au niveau cellulaire

Sur le plan cellulaire, la Schisandra active des mécanismes de protection cruciaux. L’un des plus importants est l’augmentation de l’expression des protéines de choc thermique (Hsp70), des molécules qui protègent les cellules en situation de stress. La schisandrine B, un composé actif de la plante, stimule Hsp70, ce qui améliore le glutathion mitochondrial, renforce les défenses antioxydantes et augmente la production d’ATP [8]. Une étude menée sur des lapins soumis à un stress d’immobilisation a également montré que les extraits de Schisandra inhibent la formation de p-SAPK/p-JNK, une voie de signalisation impliquée dans la réponse au stress [3].

« Les adaptogènes exercent un effet protecteur face au stress en modulant l’expression de chaperons moléculaires. » – Alexander Panossian, chercheur [8]

Effets sur les performances mentales et physiques

Chez l’humain, des essais portent sur les performances physiques : dans un essai coréen chez 54 adultes de plus de 50 ans, 1 g d’extrait de schisandra par jour pendant 12 semaines a augmenté la force d’extension du genou davantage que le placebo (Cho et al., 2021). Sur le plan mental, une étude en double aveugle contrôlée par placebo a porté sur l’ADAPT-232, un mélange contenant de la Schisandra chinensis : ce résultat concerne le mélange et non la schisandra seule.

Chez l’humain, la schisandra a augmenté la force musculaire dans l’essai de Cho et al. (2021). Les effets sur l’axe HPA et au niveau cellulaire décrits plus haut proviennent d’études animales.

Recherches sur la Schisandra et le cortisol

Les études portant sur la Schisandra chinensis et ses effets sur le cortisol s’appuient sur des recherches cliniques et précliniques, explorant ses mécanismes d’action et ses effets potentiels dans la gestion du stress.

Résultats des études humaines

Chez l’humain, les données directes sur le cortisol restent rares. Une méta-analyse suggère que les adaptogènes pourraient agir sur la voie du cortisol chez des adultes soumis à un stress mental [7]. Pour aller plus loin, consultez notre guide des adaptogènes pour le cortisol.

« Les adaptogènes pourraient avoir un effet sur la voie du cortisol et sur la perception subjective du stress chez les adultes en bonne santé soumis à un stress mental. » – ScienceDirect [7]

Chez 45 femmes ménopausées, la force du quadriceps a augmenté et le lactate au repos a baissé dans le groupe schisandra (Park et al., 2020).

Résultats de la recherche en laboratoire

Les études précliniques, principalement réalisées sur des modèles animaux, apportent des indications précieuses sur les mécanismes d’action de la Schisandra au niveau cellulaire. Par exemple, une recherche de 2007 sur des lapins soumis à un stress d’immobilisation a démontré que l’administration d’extraits de Schisandra pendant 7 jours empêchait une augmentation marquée des niveaux d’oxyde nitrique et de cortisol [3].

Une autre étude, menée en 2015 sur des rats confrontés à des épreuves de stress, a montré que la Schisandra chinensis réduisait les niveaux d’hormone de libération de la corticotropine (CRH) et de corticostérone, tout en diminuant l’expression de c-Fos dans l’hypothalamus [6]. Dans un autre modèle impliquant des souris soumises à un stress de contention, un extrait de lignanes de Schisandra administré à des doses de 100 et 200 mg/kg/jour sur une période de 8 jours a permis de réduire les comportements anxieux, les niveaux de monoamine oxydase cérébrale et le cortisol plasmatique [1].

Sécurité et effets secondaires

Dans l’essai de 12 semaines chez des adultes de plus de 50 ans, aucun effet indésirable n’a été rapporté (Cho et al., 2021). Des troubles digestifs, comme des brûlures d’estomac ou des nausées, sont parfois signalés.

Certaines populations doivent éviter la Schisandra. Cela inclut les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que les personnes souffrant d’épilepsie, de reflux gastro-œsophagien ou d’ulcères peptiques. De plus, la plante peut interagir avec la métabolisation de certains médicaments par le foie : demandez l’avis d’un professionnel de santé si vous suivez un traitement médicamenteux.

Avantages et limites de la Schisandra

Principaux avantages

La Schisandra chinensis, souvent surnommée la « baie aux cinq saveurs », est étudiée pour son rôle d’adaptogène. Une page de notre journal présente aussi 5 adaptogènes pour réguler les hormones.

Chez l’animal, des extraits de Schisandra ont limité la hausse du cortisol en situation de stress [3].

Chez des adultes de plus de 50 ans, un extrait de schisandra a augmenté la force musculaire davantage que le placebo (Cho et al., 2021).

Lacunes de la recherche et limites

Malgré ces bienfaits prometteurs, il est important de noter que la recherche sur la Schisandra présente certaines failles. La majorité des études disponibles ont été menées sur des modèles animaux, comme les rats ou les lapins, ce qui rend difficile une extrapolation directe des résultats aux humains.

De plus, les essais cliniques sur des humains restent limités en nombre et en durée. La plupart de ces études se déroulent sur quelques jours ou semaines seulement, ce qui ne permet pas de tirer des conclusions solides sur les effets à long terme. Par ailleurs, les variations dans les dosages et les protocoles utilisés compliquent l’élaboration de recommandations précises et universelles.

Quand la Schisandra fonctionne le mieux

Les données disponibles concernent surtout le stress aigu, chez l’animal.

Par exemple, une étude menée sur des lapins soumis à un stress aigu (comme des périodes de contention) a révélé que l’extrait de Schisandra aidait à stabiliser les niveaux de cortisol, évitant ainsi une hausse excessive [3]. Les liens entre adaptogènes et humeur sont détaillés dans notre article adaptogènes et neurotransmetteurs.

Les sportifs et les personnes très actives peuvent également tirer parti de ses bienfaits. Chez 45 femmes ménopausées, le lactate au repos a baissé dans le groupe schisandra (Park et al., 2020).

Choisir des suppléments de Schisandra de qualité

Pour choisir un complément de schisandra, quelques critères de qualité aident à comparer les produits.

Ce qu’il faut rechercher dans les suppléments

Lorsque vous choisissez un supplément de Schisandra, plusieurs critères sont à prendre en compte pour garantir son efficacité. La standardisation est un point clé : elle assure une concentration constante de composés actifs comme la schisandrine A et B, ce qui est crucial pour des résultats fiables. Les certifications jouent également un rôle important. Recherchez des labels tels que « Agriculture Biologique Certifiée » ou « Bonnes Pratiques de Fabrication » (BPF ou GMP), qui garantissent des normes rigoureuses tout au long du processus de production.

Lisez aussi la liste des ingrédients : elle indique la teneur en extrait, les additifs éventuels et les allergènes, comme le gluten si vous y êtes sensible.

Les méthodes d’extraction utilisées sont tout aussi importantes. Vous pouvez demander un Certificat d’Analyse (COA), qui indique l’identité, la composition et la pureté du produit.

L’approche qualité de Purvival

Purvival

Pour accompagner l’organisme face au stress, Vitaélix associe du panax ginseng, de la rhodiola et de la maca. La rhodiola aide à réduire l’impact négatif du stress sur le corps, et le ginseng aide pour la fatigue, le stress et la convalescence. Prenez une dose de 10 ml par jour. Il est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes et aux personnes sous antidiabétique.

Pratiques de sourcing et environnementales

L’origine de la Schisandra joue un rôle crucial dans sa qualité. Les baies cultivées dans des régions comme le nord-est de la Chine et la Corée sont réputées riches en composés actifs.

Les pratiques agricoles responsables sont également essentielles. Cela inclut la préservation des écosystèmes, la rotation des cultures et des méthodes de récolte durables. La transparence et la traçabilité des ingrédients permettent de vérifier que les conditions de culture, de récolte et de transformation respectent des standards élevés, afin de préserver la qualité de la plante.

Enfin, les fabricants qui valorisent la qualité privilégient souvent des partenariats à long terme avec les producteurs locaux. Cette approche garantit un approvisionnement constant en matières premières de qualité, soutient les communautés locales et respecte les méthodes de culture traditionnelles. Cela crée un équilibre entre efficacité des suppléments et respect des pratiques agricoles durables.

Conclusion

La Schisandra chinensis est une plante adaptogène étudiée pour son rôle face au stress. Les données sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le cortisol viennent surtout de l’animal.

Chez l’humain, un essai a montré un gain de force d’extension du genou chez des adultes de plus de 50 ans (Cho et al., 2021). Les effets sur le cortisol restent à documenter chez l’humain.

La plante contient des lignanes, comme la schisandrine, qui font l’objet de nombreuses recherches.

Demandez l’avis d’un professionnel de santé en cas de grossesse, d’allaitement, de reflux, d’épilepsie ou de traitement médicamenteux.

Sources

[3] Panossian, A. et al. Effets de Schisandra chinensis et Rhodiola rosea sur des lapins soumis à un stress de contention. L’étude examine les variations des niveaux sanguins de SAPK/JNK, p‑SAPK/p‑JNK, oxyde nitrique (NO), cortisol, testostérone, prostaglandine E2, leucotriène B4 et thromboxane B2.

[6] Xia, N., Li, J., Wang, H., Wang, J., & Wang, Y. Évaluation des effets anti-stress de Schisandra chinensis et Rhodiola rosea sur l’axe HPA et l’expression de c-Fos dans l’hypothalamus chez des rats soumis à un stress répété. PMC4727095.

[7] Révision systématique et méta-analyse portant sur les effets des adaptogènes, incluant le cortisol, chez des adultes en bonne santé confrontés à un stress mental. Analyse basée sur 25 études impliquant neuf plantes adaptogènes.

[8] Investigations supplémentaires sur les propriétés anti-stress et adaptogènes de Schisandra chinensis.

[10] Recherche approfondie sur les effets de Schisandra chinensis et Rhodiola rosea dans l’équilibrage de l’axe HPA et la réduction de l’expression de c‑Fos dans l’hypothalamus.

Questions fréquentes

La consommation de Schisandra présente-t-elle des risques ou des contre-indications ?

Dans l’essai de Cho et al. (2021), aucun effet indésirable n’a été rapporté. Certaines personnes peuvent toutefois ressentir des effets secondaires. Parmi les plus fréquents, on retrouve des troubles digestifs, comme des brûlures d’estomac, des nausées ou une perte d’appétit. D’autres réactions possibles incluent des démangeaisons, des éruptions cutanées, des douleurs abdominales ou une sensation de fatigue.

Cette plante est formellement déconseillée aux femmes enceintes, car elle pourrait provoquer des contractions utérines, augmentant ainsi le risque de fausse couche. En outre, les personnes souffrant de troubles gastro-intestinaux, tels que des ulcères, un reflux gastro-œsophagien (RGO) ou une acidité gastrique élevée, devraient éviter de consommer de la Schisandra, car elle pourrait aggraver ces symptômes.

Enfin, si vous prenez des médicaments, en particulier ceux affectant l’enzyme CYP3A4, ou si vous vivez avec des conditions comme l’épilepsie, il est primordial de consulter un professionnel de santé avant d’utiliser la Schisandra. Cela permettra d’éviter d’éventuelles interactions médicamenteuses ou d’autres effets indésirables.

Comment la schisandra agit-elle sur le stress et la régulation du cortisol ?

La schisandra et son impact sur le stress

L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) est un système clé dans la gestion du stress : il contrôle la production de cortisol. Chez le rat, des extraits de schisandra et de rhodiola ont réduit la CRH et le cortisol sous stress répété [6]. Chez l’humain, ce lien reste à documenter.

La schisandra peut augmenter la capacité d’une personne à s’adapter au stress, selon les allégations du registre européen.

Comment choisir un supplément de Schisandra de qualité supérieure ?

Comment choisir un supplément de Schisandra de qualité ?

Lorsque vous cherchez un supplément de Schisandra, certains éléments méritent une attention particulière :

  • Origine de la plante : Optez pour des produits dont la Schisandra est cultivée dans des environnements contrôlés, respectant des pratiques agricoles responsables.
  • Concentration en composés actifs : Vérifiez la teneur en lignanes, ces composés naturels qui sont à l’origine des effets bénéfiques de la Schisandra.
  • Procédé de fabrication : Préférez des méthodes d’extraction douces et naturelles, qui préservent les nutriments essentiels de la plante.
  • Certifications de qualité : Recherchez des labels tels que « bio » ou des certifications conformes aux normes européennes, gages de qualité et de sécurité.
  • Composition : Lisez la liste des ingrédients pour connaître les additifs et allergènes éventuels.

Ces critères aident à comparer les produits. Ils ne suppriment pas les précautions : la schisandra reste déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, et un avis médical est utile en cas de traitement.